Agboville, localité régulièrement touchée par des inondations abrite du 18 au 20 août 2026 un atelier destiné à renforcer sa préparation et celle de l’ensemble du territoire national face aux catastrophes naturelles. Organisée par le Ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté à travers sa Direction de l’Action Humanitaire avec l’appui technique et financier du Programme alimentaire mondial (PAM) et des agences du système des Nations Unies, cette rencontre marque une étape décisive dans l’opérationnalisation du Plan national de contingence humanitaire multirisque.
Passer d’un plan théorique à un outil efficace de terrain, voici en substance l’objectif de cet atelier. Pendant 03 jours, plusieurs participants issus des structures étatiques, des collectivités territoriales, des forces de défense et de sécurité, des organisations humanitaires et de la société civile vont travailler ensemble pour définir précisément les rôles et responsabilités de chacun en cas d’inondation. Pour y parvenir, ils sont plongés au cœur d’une simulation.
Les équipes constituées, confrontées à un scénario d’inondation soudaine doivent réagir sur des alertes à gérer, des victimes à secourir, des accès coupés et des besoins urgents à satisfaire. Cet exercice a pour but de tester la réactivité de chaque acteur, d’identifier, de corriger les éventuelles limites et de vérifier la fluidité de la circulation des informations entre les différentes étapes avant la survenance d’une situation réelle. Ce cas pratique devrait aboutir à la rédaction commune d’un manuel des procédures opérationnelles standard adapté à la réalité.
Lors de la cérémonie d’ouverture, l’importance de cette démarche a été saluée par Doho Patricia, Conseillère Technique en charge de la Solidarité, représentant la Ministre Belmonde DOGO. « Gouverner, c’est prévoir et prévoir, c’est refuser la fatalité. Ces travaux devront permettre d’aboutir à des résultats concrets notamment la réalisation d’une cartographie des acteurs, une meilleure compréhension des rôles et l’élaboration d’un document de procédures opérationnelles standardisées pour la réponse aux situations d’urgence ». Dans la foulée, la Représentante du Programme Alimentaire Mondiale en Côte d’Ivoire (PAM) réaffirme l’engagement des Nations Unies à accompagner les efforts du Gouvernement pour que les populations bénéficient d’une protection renforcée face aux aléas climatiques. « Notre ambition est de renforcer les capacités des systèmes nationaux car la meilleure réponse aux crises est celle qui peut être conduite efficacement par les institutions nationales fortes, préparées et coordonnées » souligne Olivia Hantz.
Quant au Préfet de région de l’Agneby-Tiassa, Sihindou Coulibaly, il fait remarquer que l’opérationnalisation du plan national de contingence viendra répondre à toutes sortes de risques en insistant sur la nécessité d’impliquer toutes les forces vives. Pour lui, c’est sur le terrain que se joue la réussite des secours.
Une fois cet outil validé, il permettra d’anticiper sur toutes les crises et d’éviter des confusions qui peuvent coûter des vies.